mercredi 1 juin 2016

Entretien avec Mediapart (mai 2016)

Permettez-moi, avant de commencer notre entretien, de rectifier deux contre-vérités parues dans un article de Mediapart, sous la plume de Dominique Conil : je n'ai jamais, nulle part, évoqué un quelconque « vœu de silence » (et l'ai donc encore moins « rompu »), puisque j'ai répondu, par exemple, à un entretien pour L'Humanité dès le lendemain de la parution de mon roman. Pas plus que je n'ai « accept[é] » d'« envoyer [m]on livre » à l'Académie Goncourt pour refuser ensuite le prix : je n'ai rien demandé, rien envoyé, rien fait envoyer. Je n'étais au courant de rien – pour cause : c'est mon premier roman et je suis totalement ignorant du fonctionnement des prix littéraires. J'ai fait entendre, aussitôt que mon éditeur m'a informé de leur sélection, que je refusais de me rendre à Paris, c'est-à-dire, au regard des modalités qu'ils exposaient, d'intégrer ladite sélection. Je pouvais difficilement être plus clair et cela m'étonne que vos colonnes, d'ordinaire soucieuses des faits, puissent relayer pareilles erreurs et donner à croire que je manquerais à ma « cohérence ». Ma position, connue de mon éditeur bien avant la parution de De nos frères blessés, est des plus limpides : je tiens seulement à choisir de près les espaces, les dispositifs et les temporalités dans lesquels je m'exprime, hors du livre, afin de ne pas tordre la parole politique de Fernand Iveton et noyer mon texte dans la « communication » – sur le sujet, Serge Halimi ou Frédéric Lordon ont presque tout dit. Ceci posé...

[Note de l'auteur : le paragraphe ci-dessus a été tronqué intégralement, sans préavis, lors de la publication en ligne.]

… « Je suis un Algérien », voilà comme se revendique Fernand Iveton…

Et cette revendication continue de surprendre ! J'ai entendu, cette semaine, au moins deux personnes présenter Iveton comme un natif de l'Hexagone alors qu'elles avaient lu l'ouvrage : l'inconscient bloque. Un pied-noir indépendantiste, qui se vit algérien tout en aimant la France, relève presque, pour certains, de l'anomalie – c'est un caillou dans la machinerie narrative. Iveton (ou Fernand ; j'avoue ne plus savoir comment l'appeler !) formalise, par ce mot, sa distance géographique, culturelle et politique avec la France métropolitaine : il n'est pas un Français en exil, il n'est pas un « expatrié » ou un citoyen de quelque « département français », il est d'une nation qu'il entend aider à bâtir égalitaire et indépendante. Par ce mot, lancé en plein procès, il brise la dichotomie coloniale, celle des « Européens » et des « musulmans » voués à se croiser dans l'ombre du Code de l'indigénat. Sa conception de l'Algérie est pluriculturelle et multiethnique – comme on ne disait pas encore.

Croit-il au droit du combat sur le sol ?

Le titre peut aider à vous répondre : « nos frères ». Qu'est-ce que la fraternité, en politique ? Une famille sans chromosomes partagés. Le combat enfante les liens et l'Idée noue les individualités autour d'un socle commun choisi. Le sang et la foi passent après l'élection, les affinités politiques ou morales. Le roman met en scène des Arabes, des Berbères, des Juifs et des « Européens » qui, par leur geste, contreviennent à l’étanchéité coloniale. Ils esquintent les dénominations d’un système. Fernand Iveton avait lui-même épousé une femme d’origine polonaise qui s'était engagée sous l'Occupation, en France. Dans tous les réseaux ou les alliances de résistance, anticoloniaux mais pas seulement, de tels croisements existent (avec leur lot de carambolages et d'incompréhensions), aptes à narguer les assignations identitaires. À construire un « nous » contre le « nous » bouché et corseté de ceux qui écrivent les règles du jeu. Un « nous » debout contre le « eux » du pouvoir.

On ne vous sent pourtant pas dupe des aliénations au sein des partisans de l’affranchissement – qu’il s’agisse de la morale socialiste chez les uns, ou du poids de la religion musulmane chez les autres…

Ma génération, celle des années 1980, n’a aucun mérite : elle sait la fin du film, qu'elle regarde assis sur les gravats de Berlin. Elle sait Cuba qui fusille Ochoa et Chalamov qui pourrit dans un hôpital psychiatrique à Moscou. Le siècle dernier eut le don de nous dégriser : le messianisme est mort et le lyrisme progressiste boîte sérieusement. Le narrateur de ce roman écrit, plus ou moins malgré lui, d'une plume déniaisée. Il sait que l'indépendance algérienne, ô combien nécessaire – là n'est en rien la question –, accoucha d'un parti unique qui pratiqua la torture à son tour. « Un seul héros, le peuple », clamaient les murs du pays libéré. Mais le peuple, aux quatre coins du monde, ne manque jamais d'être pris au piège de ceux qui jurent le représenter. Indémodable vérité anarchiste... Je n'allais évidemment pas écrire un roman « réaliste socialiste » ou faire œuvre de propagande : ce n'est pas ce que la littérature a produit de mieux ! Les opprimés n'ont pas à rivaliser avec les anges. Le statut d'exploité n'est pas un blanc-seing : les dominés doivent s'émanciper parce que c'est juste, non parce qu'ils seraient, par quelque improbable nature, meilleurs ou plus aimables. Iveton n'est pas l'incarnation du Prolétariat des fresques soviétiques. Il revêt seulement cette phrase qui me plaît, de l'écrivain et terrassier Georges Navel : « Moralement, j'étais d'accord avec ma classe. » En réalité, les personnages de ce récit m'ont d'emblée poussé vers cette écriture soucieuse du pointillé. J'aime la lucidité d'Hélène en la matière : elle regarde droit, sans se raconter monts et merveilles.

Hélène, la femme de Fernand Iveton, au fait de la démocratie populaire en Pologne, n’était pas dans l’ignorance totale de certains dévoiements de l’idéal révolutionnaire…

Hélène avait effectivement un coup d’avance, de part son histoire familiale. Elle pratique le pas de côté : pas encartée, pas communiste, mais pré-émancipée, audacieuse. Son esprit d’indépendance va parfois jusqu'à gêner Fernand, otage, à son tour, des conventions de son temps et de son milieu… Je n'ignorais rien des dangers d'un récit à ce point politique : les purs et parfaits révolutionnaires face aux ordures. Le roman permet l'expression des tensions, des frottements et des tiraillements. Ce n'est pas un tract, ce n'est pas la langue du Parti. Paul Teigten, secrétaire général de la police à Alger, condamne fermement la torture et Iveton livre ses camarades en plus d'être lâché par ceux dont il attendait le soutien : ces entrelacs font la chair de la littérature.

On vous sent même dans un rôle de Parque, recousant grâce à la présence de la langue arabe…

Oui, cette présence comptait beaucoup pour moi. La traduire aurait souligné son étrangeté, son extériorité au récit – traduit, l'arabe aurait à nouveau été la langue de l'Autre, celle que l'on isole du corps du texte, qu'on met en marge de la page (de la même façon que j'ai tenu à ne pas mettre en italique, malgré le code typographique en usage, le « Tahia El Djazair » final). Il est d'ailleurs étonnant que certains s'en soient offusqués – en France, bien sûr. Personne, pourtant, ne prend la mouche lorsque des auteurs recourent au latin ou qu'Olivier Rolin lance de l'espagnol dans Bar des flots noirs. Indignation bien louche... À l'image des architectures chiffonnées, entre façades haussmanniennes et mauresques, le français et l'arabe traversent donc le roman. En prison, Fernand Iveton demande à ses codétenus de lui apprendre l’arabe : il a trente ans, il est né en Algérie mais, malgré son ardeur indépendantiste, ne connaît pas la langue de ses compatriotes qui, eux, savent le français. C'est dans l'enfermement qu'il engage ce geste d'ouverture : quelle ironie ! Historiquement, politiquement, ce n'est pas un détail.

Avec des agressions langagières que vous dénoncez, en particulier une certaine indignité journalistique…

Tout à fait. La guerre d’Algérie est marquée par un dévoiement de la langue : on connaît tous son goût pour la litote (les « événements », la « question », etc.). Le roman retourne cette euphémisation et parle cru. La presse dominante porte les valises du pouvoir – c'est une évidence qu'il est de plus en plus difficile de contester au regard des concentrations financières auxquelles nous assistons. La presse dominante utilisa, pour traiter « l'affaire Iveton », le même champ lexical que l'appareil répressif étatique : « tueur », « terroriste »... De nos frères blessés tente de dire cette dépossession et cette réappropriation de la langue, ou plutôt des langues. D'autant que c'est par les mots qu'Iveton « trahit » ses camarades sous la torture : toute l'obsession de la police tient en un verbe : « Parle ! » Je me rappelle clairement avoir écrit certains passages, ayant trait à la brutalité journalistique que vous évoquez, dans une sorte de colère froide.

Votre roman joue sur une dualité radicale : la torture et l’amour…

La torture, car la lutte. La lutte et l'amour... J'étais conscient de l'aura excessivement romantique de ce binôme – dans l'imaginaire littéraire, poétique ou cinématographique. Mais je n'ai pourtant pas forcé le trait le moins du monde : les lettres de prison de Fernand ont installé ce cadre. Je pourrais vous répondre par une pirouette : souvenez-vous de Guevara expliquant que l'une des principales qualités du révolutionnaire est l'amour (et la haine, dit-il ailleurs) ! Mais voilà le fond de l'affaire : la dimension amoureuse est cardinale, dans le roman, car je ne voulais pas laisser Iveton aux mains de ses bourreaux. L'amour est pensé ici comme un geste d'arrachement, de récupération. Le livre commence sur le détail d'un corps : un corps entravé, un corps que le pouvoir réduit – on le « défonce », le brise, l'humilie et on finit par le trancher en deux. Conter ce corps d'avant, celui de Fernand Iveton et non du numéro d'écrou 6101, m'importait : et ce corps se vit à deux, c'est-à-dire avec Hélène – la scène d'amour (située pile à la moitié du livre) s'entend essentiellement ainsi.

Hélène crève le roman !

J'ai souvent pensé à Hélène, je veux dire la « vraie » Hélène, celle qui mourut en 1998. Si elle avait été en vie, j'aurais tout fait pour la rencontrer et je n'aurais jamais écrit ce livre sans son accord. C'est le seul personnage – alors que certains sont encore vivants – qui m'a interpellé de la sorte. Probablement pour l'affection que j'ai pour ce que j'ai perçu d'elle.

Les chrétiens et les communistes bénéficiaient-ils en eux de digues morales ?

C'est fort probable... Mais je ne l'ai pas conçu ainsi, en l'écrivant, du moins pas de façon explicite et affirmative. Il y a Teitgen, dont nous avons déjà parlé, qui était démocrate-chrétien ; il y a l'avocat d'Iveton, Laînné, fervent catholique ; il y a le curé de la prison ; il y a Nordmann à qui je prête le vers fameux d’Aragon, dans « La Rose et le Réséda » : « Celui qui croyait au ciel / Celui qui n’y croyait pas. » Votre question résonne en moi de façon peut-être plus intime. En ce qu'elle me travaille et me trouble parfois. Je ne crois pas en Dieu – je n'ai pas le souvenir d'y avoir jamais cru : c'est un athéisme instinctif, sans plis, que je dirais presque inné et qui ne laisse pas le moindre espace au clair-obscur (le « grand Mystère », connais pas) – et je me méfie beaucoup de tout ce que les religions monothéistes, pour m'en tenir à celles que je connais le mieux, portent d'emprises, d'aliénations, d'artifices et de paralysies. Je m'en méfie mais je dois admettre, dans le même temps, qu'il m'arrive d'être frappé, voire ému, par des hommes ou des femmes de foi lorsque leur croyance produit un rapport vertical à la vie. J'entends par là : une rectitude, une colonne vertébrale. Quitte à la raideur. Il m'arrive d'être sensible à cette inclination qu'ont certains croyants à poser des jalons, à planter des piquets éthiques et à n'en pas bouger. Les occasions de relâchements, de compromissions et d'abandons sont à ce point constantes, dans nos existences quotidiennes, que j'ai la faiblesse de reconnaître que le gainage – au sens sportif, abdominal du terme – idéologique (je sais que ce mot fait frissonner) ou religieux peut m'atteindre et me toucher. Je n'ignore bien sûr rien de ses écueils et de ses risques... Mais disons, pour résumer, qu'entre un prêtre-ouvrier et un athée qui se rit de tout, je n'hésite pas longtemps. C'est peut-être cette ambivalence personnelle que vous avez décelée, dans les recoins du livre, et qui vous a poussé à cette question...

Fernand Iveton, avec le recul, ne navigue-t-il pas entre deux positions apparemment irréconciliables à l’époque : celle de Sartre et celle de Camus ?

On peut le voir comme ça ! Il se tient en effet à mi-chemin, au milieu des deux rives. Entre le Sartre qui clame qu'« il faut tuer » des Européens pour libérer l'Algérie et estimait que la gauche aurait dû taire le massacre de Melouza pour des motifs stratégiques et le Camus qui récuse la notion d'indépendance, redoutant l'essor d'un Empire arabe fantasmé tout en tâchant, en secret, de sauver la tête de militants du FLN. Mais ne rejouons pas le duel. J'ai beaucoup lu Sartre et Camus et j'en tire, en fonction des périodes (l'adolescent que je fus n'a, forcément, plus le même œil sur les mêmes textes), des matériaux que je ne cherche pas, ou plus, à opposer. Il y a un tropisme sartrien de la violence et un appétit camusien de la nuance, qui tire parfois à l'inconséquence. Un élan fortifiant, chez le père des Mots, et une humilité qu'on ne saurait condamner de l'autre bord. Le Sartre de La Cérémonie des adieux, c'est-à-dire le Sartre de Simone de Beauvoir, m'avait bouleversé à la lecture ; le Camus qui parle de « la liberté de [19]17 » piétinée et de la mémoire des poètes défigurée par les industriels me saisit. Pour le dire brièvement : Fernand Iveton n’est pas camusien, puisqu'il appelle à une rupture franche entre l'Algérie et la métropole et qu'il consent à l'exécution de cibles militaires, mais il n'est pas non plus sartrien, puisqu’il met une borne nette à la violence : pas de morts civils. Il opte donc pour la violence révolutionnaire (c'est-à-dire défensive) tout en s'accrochant à certaines catégories morales élémentaires – probablement jugées « bourgeoises » par certains théoriciens révolutionnaires soucieux de forcer la note. Il ne sacrifie pas l'éthique au nom de l'efficacité et envoie balader, dans un même mouvement, la tour d'ivoire toujours pure, les mains toujours propres et l'abstraction coupée du monde tel qu'il est, à savoir mesquin et mal fichu. C'est un débat qui est d'ailleurs loin d'être terminé : voyez nos rues et les débats permanents autour de la violence et des stratégies à mettre en place pour tenir tête au gouvernement.

Votre roman n’entérine-t-il pas la « concordance des temps » entre 1956 et 2016, avec ce socialisme faisandé, donc régressif, féroce et liberticide ?

C'est une clé supplémentaire, mais facultative... On peut lire le roman à ras de terre, dans son degré le plus premier, et cela me convient tout à fait ; on peut aussi tirer les fils plus ou moins ténus et redonner des couleurs au papier jauni. Le roman s'ouvre sur « la raison d'État » et s'achève sur « le silence de l'État » : ce n'est bien sûr pas fortuit – on pourrait presque voir le texte entier comme une longue parenthèse... Pardonnez cette référence un peu aride : Engels écrit dans l'un de ses essais : « C'est ainsi que l'État antique était avant tout l'État des propriétaires d'esclaves pour mater les esclaves, comme l'État féodal fut l'organe de la noblesse pour mater les paysans serfs et corvéables, et comme l'État représentatif moderne est l'instrument de l'exploitation du travail salarié par le capital. » Ce continuum structurel inscrit mon bouquin dans l'intemporalité. Mais il n'y a pas que ça : placer Mitterrand en exergue, c'est interroger la gauche française du XXe siècle – et donc du suivant. Citer le président de Mediapart dans son propre journal relève de la faute de goût, je m'en excuse, mais Edwy Plenel brosse dans La part d'ombre un portrait de cet élu qui n'est pas sans interpeller mes pages : « Entre François Mitterrand et nous, il y a d'abord, il y aura toujours la raison d'État. » Aucune fixette sur l'homme, me concernant : il prend ici place comme symbole et hérault de la gauche lorsqu'elle prend goût aux ors de l'Élysée. C'est un fil rouge de la gauche gouvernementale : le Front populaire tolérant fort bien les matraquages indochinois, les fusils-mitrailleurs de Guy Mollet en Algérie (on pourrait aussi discuter des votes du PCF), la guerre du Golfe, Ouvéa, François Hollande saluant Jules Ferry en accédant au pouvoir et Valls pestant contre le boycott des produits israéliens... L'idée relativement courante que la colonisation serait l'œuvre de la droite et du camp nationaliste, c'est-à-dire des méchants, ne résiste pas longtemps à l'examen. En creux, sans le crier, ce roman invite cette gauche, cette frange du socialisme français, à se regarder d'un peu plus près.

N’avez-vous pas été prisonnier de cette histoire en traitant du seul « Européen » jamais exécuté pendant la guerre d’Algérie ?...

C'est une question difficile. Pourquoi avoir raconté la vie d'un « Européen », une fois de plus, c'est bien ça ? Par une sorte de modestie, ou de faiblesse, c'est à voir. Iveton était un militant, un communiste, un « libre penseur » : le travail d'empathie, nécessaire à l'écriture, était déjà bouclé avant même de commencer. Je sais, et ressens, ce qu'impliquent ces trois dispositions. Je ne parle pas l'arabe ni le tamazight : c'était à mes yeux un handicap conséquent – sans sa langue, j'estimais ne pas pouvoir porter, avec la précision et l'intimité que j'espérais, un « héros » arabe ou berbère. Il est évident que je reproduis, à mon corps défendant, le narratif attendu d'un récit (anti)colonial : c'est encore le Blanc qui occupe le devant de la scène. Mais je crois pouvoir déjouer ce piège : qu'on le veuille ou non, et nous en parlions au début de l'entretien, Iveton est renvoyé, malgré ses revendications à être décrit comme maghrébin, au « nous » occidental, c'est-à-dire à celui auquel j'appartiens. C'est donc de « l'intérieur » que j'avance, et c'est encore le meilleur moyen, il me semble, pour mener la lutte. Je reste à la place qui est la mienne. Je ne cherche pas à usurper celle de l'autre, à lui marcher sur les pieds. Les combattants arabes et kabyles, et leurs héritiers, développent leurs discours, retracent leur mémoire et leurs récits avec toute l'autonomie qu'il convient. C'est, au fond, un éloge de l'oblique que j'ai tenté de proposer : froisser les pages de nos romans nationaux pour avancer.